MINCEUR ET YEUX RONDS

Degommer ses kilos

Un article dans le magazine psychologies N°01483 daté de Juillet-Août 2016 a particulièrement attiré mon attention. Il s’agit de la carte blanche donnée à l’écrivain et globe-trotteur David Foenkinos. Son article s’intitule ‘Coréennes aux yeux ronds, le Gangman style » .
Il y exprime sa surprise, lors d’un voyage en Corée, alors qu’il visitait le quartier Gangman , connu comme étant le quartier de la jeunesse qui aime faire la fête , d’y découvrir des filles qui se ressemblaient toutes : « l’uniformisation des jeunes filles est impressionnante » dit-il en substance . « Elles ont l’air d’être sorties d’un dessin animé de Walt Disney. Là-bas, un acte chirurgical, c’est comme aller chez le dentiste chez nous. En priorité, c’est pour se faire arrondir les yeux…Le but principal est d’occidentaliser son visage ». Il demande alors à son éditrice les raisons d’une telle attitude. Ce à quoi elle lui répond qu’il « y a un diktat de la beauté qui pousse les jeunes filles à ressembler à des Européennes. Les stars de la K-pop (musique pop Coréenne prisée des jeunes) n’aident pas à s’aimer tels que l’on est, puisqu’elles sont elles-mêmes toutes refaites, et les garçons aussi d’ailleurs. Et puis, il y a autre chose. C’est une forme de pression sociale » lui explique-ton. « Dans de nombreux cas, il faut ressembler à ce qui est estimé comme le canon de la beauté pour pouvoir trouver un travail ».
Tiens tiens, me suis-je dit : Tout ceci me rappelle quelque chose. Changeons de contexte, de diktat, et nous pourrions transposer mot pour mot cet article ailleurs … Ici, en France par exemple .Il ne sera alors pas question de yeux bridés qu’il faudrait arrondir, mais de rondeurs qu’il faudrait brider.
David Foenkinos poursuit en posant cette question : « Est-ce notre avenir de tous nous ressembler » ? Selon lui, la jeunesse actuelle , en Occident, est prête à tout pour être originale, choisissant des tatouages ou d’autres signes distinctifs tels des piercings pour se démarquer. Moi, j’aurais tendance à être moins catégorique : si ces signes et ces particularités ont bien cet objectif commun, il me semble néanmoins qu’au-dessus de tout ça, trône, intouchable, et visé comme graal absolu, la minceur ! Etre original, oui, mais être et rester avant tout mince !
En revanche, je le rejoins lorsqu’il affirme : « On s’offre une nouvelle vie, au point de ne plus être soi » Et, là, si lui pense aux yeux débridés à coup de bistouri, mon regard à moi se tourne plutôt vers les rondeurs dégommées à coup de bistouri ou d’anneaux gastriques et autres sleeve.
Et je m’identifie carrément à lui lorsqu’il ajoute : « Comment se construire ainsi, en se diluant dans une apparence commune ? Notre personnalité vient aussi du lien que nous entretenons avec notre apparence. Serais-je devenu écrivain si je n’avais pas été un adolescent hyper complexé » ? demande-t-il enfin.
Ceux qui me suivent comprendront aisément ma parenté avec lui à cet égard. Si je ne peux encore me réclamer comme écrivain (je ne suis qu’une modeste auteure débutante) , j’avais indiqué, dès mon premier livre, et mon premier article de blog, que l’envie d’écrire m’était (re)venue au travers de ce sujet . Sans mes rondeurs qui m’ont pourri la vie pendant les années, il n’y aurait eu, ni livre, ni blog, ni de nombreux autres projets encore trop fragiles pour être partagés.
S’accepter revient là, encore, à découvrir en soi, d’autres formes d’expression que l’apparence. Et ça, mes amis, c’est un carburant inestimable pour qui est en quête du meilleur de lui-même.
Dites-moi, dans les commentaires ci-bas , si une particularité en vous, que vous considériez comme une faiblesse, s’est révélée être une force .

A bientôt !

Corine.

LA CULPABILITÉ, FOSSOYEUSE DE POSSIBILITÉS

Je participais tout à l’heure au TEDx de Pointe-à pitre. Une après -midi de 5H absolument délicieuse. L’une des intervenantes, Gilda Gonfier, auteure, poétesse, et grande amatrice de contes, faisait partie de la prestigieuse brochette des intervenants. Dans son allocution, elle nous a offert un conte, de sa création, dont la morale finale se résumait à : Tout est possible. Nous devons nous ouvrir à toutes les possibilités.. C’est alors que, comme souvent, à partir d’un mot, mon esprit, vagabond et indiscipliné,  a pris la tangente .Vers mon sujet de prédilection, cela ne surprendra personne : les femmes rondes. J’ai pensé au mal qui leur est fait par la stigmatisation. Les montrer du doigt en leur assenant que leur surpoids n’est que la preuve de leur manque de volonté les enferme dans une culpabilité qui n’a rien de productif. Se culpabiliser, se diminuer, n’a jamais aidé qui que ce soit à s’ouvrir à ses talents, à explorer ses possibilités. Nombreuses sont celles qui, au contraire, se renferment, acceptent cette définition réduite et inexacte d’elles-mêmes et, à partir de là, créent leur réalité, conforme à ce miroir déformant. C’est grave et navrant. Qui en ressort vainqueur ? Personne ! et surtout pas la Société. Au contraire, en réduisant à néant l’estime d’elles-mêmes de ces personnes, elle se prive de leurs talents. Des talents qui, souvent, ne seront jamais déployés, parce que fauchés par ce sentiment de culpabilité distillé en elles de 1000 manières. Aucune Société ne peut s’offrir le luxe de se priver des talents des personnes dont elle est constituée.

Nous sommes alors tous perdants. C’est pour ça que je suis tellement reconnaissante envers toutes ces activistes, bloggeuses et activistes du mouvement Body positive qui, de plus en plus, refusent d’être mises dans des cages, stigmatisées . ( Voir la vidéo ci-dessous , de femmes rondes qui ont cru en leurs rêves) . Elles revendiquent leur droit à être elles-mêmes, à vivre leurs rêves, à explorer leurs innombrables possibilités. Ce faisant, elles donnent aux plus jeunes, et même à d’autres plus âgées, de nouveaux exemples .Elles les ouvrent à d’autres possibilités. Et pour ça, nous devrions leur en être tous reconnaissants car nous en bénéficieront tous.

Dites-moi, dans les commentaires ci-dessous si vos rondeurs ont été un frein à la réalisation de vos rêves.

Corine.

 

CONFERENCE

La dictature du corps parfait, d’un modèle de beauté unique, totalement irréaliste par ailleurs : Causes, conséquences, et solutions pour s’aimer malgré tout !
Amies de Guadeloupe, je vous propose une conférence suivie d’un débat, autour d’un cocktail , le 26 Novembre, à la maison Créole , à Gosier.
Les places étant limitées, réservez la votre à l’un des numéros , sur l’affiche .
A bientôt !
Corine.

L’image contient peut-être : 1 personne , personnes souriantes , texte

LE SURPOIDS : LE MAL ULTIME

Je discutais sur un groupe FACEBOOK que j’ai rejoint récemment et que j’aime beaucoup : Il s’agit du groupe, »CURVYSSIME » dans lequel, entre femmes rondes, on peut discuter en toute convivialité . On s’y donne des astuces, des conseils, des avis sur les différents looks. Les maîtres mots y sont bienveillance et politesse, et, croyez-moi, ce n’est pas si fréquent que ça !

J’y étais donc, quand une adhérente de ce groupe a parlé de son problème de sudation. Comme je transpire moi-même après 16 secondes chrono de zumba, j’ai , forcément, suivi plus attentivement son post ! Et à un moment, elle nous a parlé de sa visite chez le médecin…qui lui a trouvé un lien entre ce problème et son alimentation !

Je ne suis pas médecin. Et c’est peut-être vrai.  Mais là, j’en profite pour vraiment crier mon indignation face à certains représentants de l’ordre médical !

Pourquoi, dès qu’une personne en sur-poids se présente dans un cabinet de médecine, on lui trouve presque TOUJOURS un lien entre sa pathologie et son poids ? Il n’y a donc vraiment aucune maladie qui ne soit liée  au sur-poids ? C’est agaçant, pire, énervant, et extrêmement culpabilisant !

Comme je le dis dans mon livre « 15 Kilos », c’est à se demander pourquoi les filles minces tombent malade ?

Vous avez mal à la tête, au ventre, aux jambes, et peut être même aux dents, aux orteils ou aux oreilles ( !), ils trouveront le moyen de vous dire qu’il y a un lien direct avec votre poids.

Pour un adulte, c’est déjà difficile à vivre, alors imaginez les conséquences pour un enfant ?

Cette culpabilité, consciente ou inconsciente, insidieuse dans tous les cas est insupportable, méchante, et dangereuse. Nous vivons une ère où l’estime de soi est prônée, à raison, d’ailleurs, mais il faudrait que les institutions, ceux qui détiennent un pouvoir sur nos croyances se remettent en cause et prennent enfin en compte les sentiments et l’état psychologique des personnes qu’ils ont en face d’eux. Avant de balancer des vérités qu’on peut, parfois, légitimement, mettre en doute !

 

Dites-moi, dans les commentaires ci-dessous si vous avez déjà vécu ce genre de situation, et comment vous vous en êtes sorties.

Allez, mes beautés,

A bientôt !

Corine.

LE TALENT : LA MEILLEURE PORTE DE SORTIE

Je viens de passer ma soirée , sur youtube, à regarder Xfactor, cette émission, classée dans la catégorie téléréalité , et qui a un immense succès, partout dans le monde .

Je ne suis pas friande de ce genre d’émission, (je veux dire des émissions de téléréalité) ,  mais je l’avoue , je suis plus que friande de Xfactor  . Surtout des versions Anglophones, Anglaise et Américaine . Je trouve la variété des talents bien plus florissante que chez nous.Ils me semblent soit plus décomplexés, soit plus brillants . Je retiens parfois mon souffle face à la nonchalance de certains candidats que je trouve quasi inconscients de se livrer de leur plein gré à la vindicte populaire, et d’autre fois, je me laisse aller , et  consent au glissement lent de  mon  flot lacrymal, expression de mes émotions : bonheur immense, tendresse pour les candidats ou témoin de l’éclosion d’une future étoile de la musique .

Alors que j’enchainais les chansons et les candidats, slalomant sur ma vague anglo-saxonne et voguant de l’’Angleterre à l’Amérique, je fus submergée de joie en faisant ce constat : Il me semblait que dans ces émissions, tout au moins lors de la première audition, seul comptait le talent du candidat ou de la candidate.Les pourvoyeurs d’émotions étaient également applaudis, sans distinction de couleur de peau, de corpulence ou autre.Comme si la reconnaissance pour l’émotion éprouvée dans l’instant  abolissait toutes les différences.

Je fus heureuse de ce constat, et décidai de ne pas poursuivre plus loin mes investigations. Trop peur qu’en regardant de trop près, un autre constat ne vint bousculer mon bonheur encore trop fragile.

Et vous ? Donnez-moi vos impressions dans les commentaires ci-bas.

Corine

MINCE ALORS !!!

me

Franchement, je ne m’attendais pas à celle-là !

Amies lectrices, bonjour !

J’ai posté cette photo sur Facebook et je l’ai utilisée pour mon profil instagram . Je l’aime bien, cette photo ! D’abord parce qu’elle a été prise dans un moment d’allégresse, et aussi parce que j’y porte une robe que j’aime tellement que je l’avais achetée en deux exemplaires !

En ce qui concerne les photos, je crois que la passion ou la hantise du rendu final est universellement partagée par toutes les femmes : Il y a celles qui adorent, s’admirent sans relâche,  et n’en reviennent toujours pas de tant de grâce et de perfection ;  il y a celles qui détestent, imperméables au moindre compliment, et refusant de se laisser prendre au piège de cette gausserie déguisée en louange ! Et puis il y a celles, dont je fais partie, qui, tantôt se trouvent jolies, tantôt acceptables, et parfois sont horrifiées par le résultat final.

Quelques jours après avoir posté cette photo donc, l’alerte fut lancée par une amie qui, au téléphone, me sortit cette phrase extraordinaire :

  • Tu sais Corine, en fait, tu n’es pas si ronde que ça !
  • Tu plaisantes ? répondis-je en fixant alors l’appareil, comme s’il était responsable du propos absurde de mon amie.
  • Ben…non … quand on voit ta photo…euh …

Puis, dans la semaine qui suivit, j’entendis encore cette remarque,  plusieurs  fois. Je repris alors la photo, l’observai de plus près, et me dis que oui, la robe, la pose, l’effet BD peut-être, en tout cas, plusieurs choses concouraient à me faire paraître plus mince que je ne me percevais, en effet.

Et là, j’ai bien dit : « Que je me percevais », pas « Que je ne suis ». Grosse différence.

Car ce que nous percevons découle directement de nos croyances. Et nos croyances, ne sont QUE des croyances, PAS des faits. Nos croyances deviennent  notre réalité, notre vérité, pas LA réalité, ni LA vérité. Et là, je touche à une notion qui, pour moi est essentielle dans le chemin de l’acceptation de soi, dans la reconquête de notre estime de nous- même. Des éléments extérieurs tels que les images publicitaires diffusées à outrance peuvent influer sur notre perception des choses, mais le mot de la fin nous revient.

J’écrirai un article sur notre responsabilité prochainement. Je l’amorce ici simplement en notant que nous pouvons ou changer notre perception des choses ou en dépendre .

Lorsque j’ai eu ces commentaires me réfutant presque la légitimité à défendre les femmes rondes, j’ai repensé à ma balance et à mon IMC actuel (Indice de masse corporelle). Ma balance, cette menteuse, me donne un chiffre auquel personne ne veut croire, surtout pas moi !!! Quand à mon IMC, il frise l’obésité sévère !!!

Alors, quand moi, je m’aime en photo ou que mon amie me trouve pas assez ronde, devinez qui je choisis d’écouter ? Et même si je n’ai jamais rêvé de la minceur absolue, cette fois-ci, ma réaction a été : « Mince, alors » !!!

 

Dites-moi, dans les commentaires en bas, s’il vous est déjà arrivé, vous aussi, de remarquer une réelle disproportion entre votre perception de vous-même et celle des autres.

 

A bientôt, mes amies !

 

Corine.

Quand je serai mince …

Retouch1

Quand je serai mince, alors, je serai belle, alors je serai celle, que j’ai toujours voulu être.

Quand je serai mince, alors enfin je pourrai vivre. Je veux dire, vraiment vivre .

Quand je serai mince, je pourrai réaliser mes rêves, postuler pour mon emploi idéal  ou créer mon entreprise.

Quand je serai mince, ma vie sociale sera intense, j’aurai des relations, des amis, et même un amoureux.

Quand je serai mince, ah, alors, tout changera, je serai une autre personne, celle enfouie au fond de moi que tout le monde ignore, totalement masquée par cette apparence graisseuse. Quand je serai mince…Ah ! si seulement j’étais mince !

Vous vous reconnaissez dans ces phrases ? Oui ? Alors, laissez-moi vous dire ceci : Désolée, mais ça ne marchera pas !

Comment en suis-je si sûre ? ok ; Laissez-moi encore vous rappeler ceci : ce mantra, vous l’avez déjà, plus d’une fois égrené. Persuadées d’avoir trouvé la solution magique à tous vos problèmes, vous aviez alors entamé un régime. Qui, une fois encore, avait lamentablement échoué. Comment je le sais ? Mais parce que j’étais comme vous ! j’étais la spécialiste du « Quand je serai mince … »Je sortais alors une photo de moi, vieille de vingt ans, et sur laquelle j’avais ma prétendue silhouette idéale. C’est un détail assez drôle d’ailleurs. Les femmes rondes ont toutes à portée de main, une photo d’elle où elles étaient minces ! ou tout du moins, bien moins rondes que leur silhouette actuelle. Qu’elles dégainent promptement au détour d’une conversation pour prouver leur bonne foi, prouver qu’elles  ont, elles aussi, été belles, à une époque !

Mais revenons sur cette photo : Rappelez-vous, du moment où elle a été prise . Comment vous sentiez-vous à l’époque dans votre corps ? Superbe ? Magnifique ? Prête à conquérir le monde ? Il y a de fortes chances que non ! Il y a de fortes chances qu’à cette époque déjà, il manquait quelque chose pour que votre monde soit parfait ! pour que tous les éléments soient réunis afin de vous permettre de prendre votre envol ! Il est même probable qu’à cette époque, vous vous trouviez déjà trop grosse ! Eh oui ! Vous voyez où je veux en venir ?

Prétendre que cette silhouette, sur la photo, vous ouvrira les portes de votre vie , si vous la retrouviez aujourd’hui est faux ! C’est un grand mensonge ! et c’est l’un des mensonges les plus récurrents que se font à elles-mêmes les femmes rondes .

Votre vie est là. Vous en avez les clés. Elle vous attend, prête à vous mener aussi vite et aussi loin que vous le désirez. Mais il faut, pour cela, que vous vous autorisiez à l’accepter. Pleinement. Toutes les conditions ne seront jamais réunies pour vous donner la vie parfaite de vos fantasmes. En revanche, ce qui est sûr, c’est que la seule chose qui ne se rattrape pas , c’est le temps .Perdu . Vous en doutez encore ?  Très bien, faisons un test : reprenez cette fameuse photo. Observez-la. Que vous dites-vous ? Je parie que c’est quelque chose comme « J’étais vraiment pas mal, à l’époque ! Pourquoi est-ce que je me torturais tant » ?

Eh bien, vous savez-quoi ? Si vous ne vous acceptez pas aujourd’hui et continuez à attendre d’avoir le corps parfait pour mettre les choses en place dans votre vie, vous vous retrouverez exactement dans la même situation dans 10 ans. A regarder une photo de vous d’aujourd’hui, et à vous demander pourquoi vous vous sentiez si mal.

N’oubliez jamais, nous sommes nos pires critiques, et , comme je le dis dans « 15 Kilos », notre regard sur nous- même est bien plus impitoyable que celui que les autres portent sur nous !

Amicalement,

Corine.

CITATION ETRE HEUREUX

CATHERINE

Amies lectrices, bonjour !

Dans mon dernier article, je vous parlais de Gaëlle , bloggeuse ronde , connue et reconnue dans le milieu des « body activists » et dont la décision de se prendre en main, de changer radicalement ses habitudes dans le but de se forger une vie plus saine m’avait bluffée !

Aujourd’hui, je vous parle de Catherine. Eh oui ! vu le sujet que je défends dans mon livre « 15 Kilos », il y a des chances que je m’adosse régulièrement à des expériences de femmes de mon entourage ou de vous, lectrices .J’en profite pour vous rappeler que je vous propose ce blog comme un lieu d’échanges, et  de partage. N’hésitez pas à me parler de vous, votre avis, vos impressions, m’intéressent.

Bon, après cette petite digression, je reviens à Catherine.

Ah Catherine ! Que dire d’elle ? Je vis dans une île (la Guadeloupe) , où la beauté est à tous les coins de rue . La nature, le ciel, et surtout les femmes ! Je me rappelle, lorsque j’attendais mes enfants à la sortie du collège ou du lycée, du plaisir que je prenais à observer ce flot continu de beautés, de tous âges et de toutes couleurs, les élèves comme leur maman.

Et, dans cette île aux mille fleurs, Catherine représente pour moi, l’orchidée : Une femme non seulement belle, mais élégante, raffinée, une chef d’entreprise à succès, et avec cela, toujours souriante, et la gentillesse collée aux lèvres. Elle respire la confiance en soi, et a une morphologie plutôt de femme mince.

Lorsque que je lui ai remis mon livre, je n’attendais d’elle qu’un retour sur le style de l’écriture, la fluidité de la lecture, ou le plaisir (ou non) qu’elle aurait eu à le lire. A aucun moment, je n’ai pensé qu’elle pourrait être directement concernée par le sujet.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, une semaine plus tard, Catherine  m’exprimait non seulement son enthousiasme, mais aussi le fait qu’elle s’était retrouvée, à plusieurs reprises, dans le texte !

Elle me parla notamment, de cet exemple que je donne de cette femme dont les premiers mots,, chaque fois qu’elle me croise sont : « Corine, attention, tu as grossi » ! Faisant ressortir en moi, à chaque fois, les pires des émotions : mal être, et envie de lui ôter à jamais, toute envie d’être blessante envers ses comparses ! Catherine me raconta combien elle était elle-même constamment scrutée par certaines femmes, à l’affut du moindre kilo supplémentaire qui leur procurait alors le plaisir de cette phrase vengeresse : « Tu devrais faire attention ! tu as grossi » !  Elle connaît le procédé, la mécanique méchante dissimulée derrière, mais, alors même qu’elle-même s’en fout de ce kilo supplémentaire, ne peut s’empêcher d’être atteinte par la malveillance sous –jacente !

Ces sorcières des temps modernes, qui, d’un mot, lancent un sort à votre humeur ,n’eurent rien d’autre à faire que de surveiller les moindres changements physiques sur son corps lors de sa grossesse, espérant y trouver des marques indélébiles , croyant peut-être que le supplément de beauté accordé par mère nature à Catherine leur serait alors rendu, rétablissant ainsi un équilibre entre elles !

Après cette conversation avec Catherine, je me fis la réflexion que, si les images véhiculées par les médias et la pub influençaient nos choix esthétiques, les femmes se faisaient parfois un plaisir de prendre le relais et de se culpabiliser mutuellement.

Ce livre, ainsi que le suivant (qui sortira bientôt) , est une ode à la femme, toutes les femmes, et je sais maintenant, qu’elles y trouveront toutes une ou plusieurs réponses à leurs questions .

Comme Julien Clerc, je chante : « Femmes, je vous aime » !!!!  Vous êtes belles, et ne laissez personne vous faire croire le contraire ! Et si vous voulez changer quelque chose en vous, faites-le pour vous-même ! c’est de toutes façon, la seule manière d’y parvenir durablement.

A bientôt !

Corine.

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/economie-consommation/catherine-jeune-chef-d-entreprise-dans-un-monde-d-hommes-27-07-2010-88271.php

RONDEURS vs SANTE

Parmi la pléthore de blogueuses rondes, fers de lance du mouvement des « body activists » en France, il y en a une dont je suis le parcours de loin en loin depuis quelques temps , et pour laquelle j’ai eu, immédiatement, un élan de sympathie : peut-être à cause de nos origines Béninoises communes, ou tout simplement parce que j’ai décelé chez elle, dès le départ, une sincérité, une fêlure peut être qui trouvait en moi un écho . Son nom : Gaëlle Prudencio .

Si je vous parle d’elle aujourd’hui, c’est parce que, récemment, elle a pris une décision que j’ai trouvée extrêmement courageuse : celle d’arrêter les différents blogs dont elle était l’auteur , au risque de se fermer une partie de sa communauté d’assidues et d’admiratrices qui l’a suivaient depuis des années (Gaëlle est effectivement l’une des précurseuses dans le domaine du blogging ayant pour cible les femmes rondes en France) . Cette décision, liée à sa quête d’authenticité, à sa vérité, l’a amenée à créer un site unique qui, pour la première fois, revêt son véritable nom : Gaëlle Prudencio.

Dans les premiers articles, elle raconte son parcours, sa quête d’identité, et explique que l’une des raisons de ce virage est dû au fait qu’elle est à un stade de sa vie où elle a décidé de prendre en compte une donnée primordiale : SA SANTE.

Et là, je me suis sentie en accord parfait avec elle . Je défends le droit à la diversité des silhouettes, je clame que le diktat de certains médias pour nous culpabiliser lorsque nous n’avons pas une silhouette filiforme est surtout sous tendue par les sommes colossales en jeu dans l’industrie des régimes; j’estime que cette volonté de soumettre les femmes par ce biais n’est que l’une des nombreuses armes utilisées contre elles . Je reconnais cependant ceci : Benoîte Groult , récemment disparue, disait dans « ainsi soit-elle »: « Nos publicités à nous, n’ont qu’un but: nous rendre conformes à l’image du désir masculin ». Et nombre de femmes se soumettent d’elles même à ce diktat , torturent leur corps pour se couler dans ce moule.

Moi, je n’ai qu’une limite, et une seule dans ma plaidoirie pour un corps libéré de ces diktats : et cette limite, c’est la santé.

Se sentir bien dans son corps, quelle que soit sa silhouette, oui . Mais aimer son corps, veut aussi dire prendre soin de lui, le nourrir de la meilleure des façons, l’exercer, le traiter en ami, non en ennemi ou en subalterne.

Je me reconnais donc une communauté de pensée avec Gaëlle . Cette femme , incroyablement stylée a libérée bien des rondes de leurs complexes en les aidant à mieux se mettre en valeur .

Savoir aujourd’hui qu’elle va, à son corps défendant, en entrainer plus d’une encore plus loin vers l’amour de soi m’a inspiré cet article . J’applaudis des deux mains et lui dis encore : BRAVO Gaëlle !

De la part d’une admiratrice,

Corine.

Pour suivre Gaëlle, vous pouvez la retrouver sur son site :

http://gaelleprudencio.com

http://gaelleprudencio.com/2016/07/13/nike-zalando-sport-grande-taille/

 

Sans titre

 

Sans titre2

 

 

 

Conversations entre amies

Je partage avec vous une interview avec Lucela d’Influence Events.

Enjoy !

Corine