Les rondes sont-elles des râleuses ?

J’ai écouté Christine LEWICKI (dont le livre « j’arrête de râler » a été vendu à 250 000 exemplaires), lors d’un séminaire récemment, et sur le chemin du retour, le long du parc arboré non loin duquel s’était tenu cet événement, m’est venue une question : est ce râler que d’aborder ce thème ? Est-ce que moi, comme toutes les femmes rondes qui nous plaignons de la discrimination anti-grosse ne sommes nous pas, finalement, des râleuses?

Ce thème, que je défends avec sincérité, empathie et parfois énervement ne me maintient-il pas dans la râlerie, le mécontentement, les énergies négatives ?

Après un moment de doute et de réflexion, j’en suis arrivée à la conclusion ci-après :

La plupart des femmes rondes ou en surpoids n’ont aucune raison de se plaindre de leur physique, ou en tout cas, ni plus, ni moins que les autres.

Au saut du lit, face au miroir,selon l’humeur du jour conditionné par les évènements de la veille ou les obligations à venir, elles se trouveront belles, moches, ou se focaliseront sur le petit bouton, là, pile sur le bout du nez.

Elles seront joyeuses ou dépitées. Mais dans tous les cas, elles finirons par s’accepter . Jusque là, je parle du dialogue entre une femme et elle-même.

Les choses se gâtent quand le dialogue induit une tierce personne, un regard extérieur . Ce regard extérieur est tellement fort qu’il arrive à faire dévier le dialogue intérieur.

Rappelez-vous, dans mon premier livre : 15 Kilos.

Le point de départ a été mom constat que j’enviais la silhouette d’une jeune femme qui était plus ronde que moi, alors même que je venais de m’imposer un régime drastique pour chasser mes rondeurs !

J’avais là, la preuve que ma décision de maigrir ne m’avait été dictée que par une unique raison: rentrer dans les normes !

Si je m’en étais tenue à mon dialogue intérieur, j’aurais non seulement gardé mes rondeurs, mais je les aurais chéries, puisque là résidait mon modèle esthétique !

Et c’est ce constat qui m’amène à dire que : nous protestons, nous revendiquons, mais nous ne râlons pas.

Nous revendiqons nos droits. Le droit à être qui nous sommes, telles qu’elles, sans avoir à nous justifier. Nous réclamons notre droit à la différence, hors normes.

Et aujourd’hui, les femmes rondes s’expriment de plus en plus joyeusement (cf vidéo), ce qui, me semble-t-il est à l’opposé de la râlerie.

Ma conclusion ? Nous refusons les stéréotypes collés à notre peau . Nous avons le droit de l’exprimer ! Le devoir même, parce qu’il s’agit aussi d’épargner des années de bien être aux futures filles rondes. Nous avons le droit de choisir nos modes d’expression, et le ramener à de la râlerie serait mal comprendre le mal de vivre qui se cache derrière.

Qu’en pensez-vous ?

Corine.

https://www.facebook.com/22036796848/videos/10153757462831849/

 

 

Le voilà !

15 kilosOyé, oyé ! Le Voici, tout beau, tout neuf : Mon premier bébé. Son nom ? 15 kgs !

Ou plutôt, mon troisième ! Mes deux enfants, mes supporters n°1, n’apprécieraient peut-être pas que je les fasse disparaitre ainsi de ma lignée !

Je vous présente donc mon premier livre. Celui par lequel tout a commencé .

Comme je vous le disais, c’est lui qui est venu à moi. Je ne me suis pas levée un matin avec la décision d’écrire un livre. Le sujet de ce livre qui s’est imposé à moi et, ce qui ne devait être que quelques pensées confessées à mon bloc-notes, est devenu un livre .

Son sujet ? Mon histoire compliquée avec mon corps, mes kilos, perdus et aussitôt retrouvés. J’y parle de notre rapport au corps, à nous les femmes. De cette lutte continue, parfois gagnée, souvent perdue contre les kilos. Des diktats, totalement irréalistes qui nous sont imposés par la société, qui nous ordonne de nous conformer à un modèle, alors même que nous sommes toutes et tous uniques ! De cette diversité, présente partout dans la nature, mais qui nous est refusée.

Partant de mon histoire personnelle, j’y explore celle de mes comparses, et j’y incite les femmes à s’accepter telles qu’elles sont, telles qu’elles s’aiment .

J’y donne quelques pistes qui nous ouvriraient enfin les portes de l’acceptation de soi .

J’y parle de nos propres contradictions, et comment en faire des alliées et non des ennemis.

Ce livre, je l’ai écrit d’une traite, tel un pamphlet . Il m’a, permis de changer, d’évoluer. Et j’espère qu’il sera pour ceux et celles qui le liront, un baume sur leurs complexes.

La date de sa sortie n’était pas calculée, mais je promets à mes lectrices et lecteurs un été plus apaisé après sa lecture .

J’attends avec impatience vos commentaires, vos témoignages . Je sais que nous sommes très nombreuses à être concernées .

Voilà, la jeune maman  vous confie son bébé , et espère que vous l’aiderez à le faire grandir et connaître .

Je vous dis donc à très vite !

Corine.

Vous pouvez obtenir mon livre sur Amazon en format papier ou numérique en cliquant sur le lien ci-après:

https://www.amazon.fr/dp/B01GG5V87G

 

Chroniques d’été : Angoisses

Ça y est ! L’été arrive ! A petits pas. Bientôt ! Que dis-je ? Il est là. Il frappe à notre porte !

Bonheur ! Sea, sex and sun pour certains. Sea, smiles and sun pour d’autres. un point commun pour la plupart : Une question cruciale, quasi angoissante pour beaucoup : comment mettre en valeur votre corps (mince de préférence, c’estq uand même plus facile) ! Je n’exagère pas, regardez les éditoriaux de la presse dite féminine. Cette question se décline sous différentes formes :
– L’examen : Allez vous réussir l’épreuve du maillot de bain ?
– La science : Comment choisir le maillot idéal ? Nos recherches, résultats à l’épreuve du regard masculin.
– L’injonction : Bien choisir votre maillot de bain !
Et le choix du maillot idéal, celui qui va gommer et dégommer tous nos défauts, doit se faire selon des critères bien définis : selon qu’on soit petite, grande, avec des seins, sans poitrine, qu’on ait du ventre ou qu’on n’en n’ai pas, qu’on soit ronde, ou qu’on soit mince .
Et vous croyez que ça s’arrête là ? Non ! Il faut aussi définir son appartenance alphabétique. Selon qu’on ait une silhouette en H,V,X,O,I,ou A , il y a des erreurs fatales à ne pas commettre.
Et, ô rage ! ô désespoir ! L’angoisse est démultipliée pour toutes celles qui ont des kilos en trop.
Celles pour qui c’est réel, et celles pour lesquelles la graisse supplémentaire supposée pourrait être injectées dans leur oreille gauche sans aucune déformation notable de celle-ci!
Et là, dans notre cabine d’essayage dont on ose à peine sortir, l’imagination s’envole ! La cuisse rebondie, l’épaule ronde, deviennent alors des repoussoirs, tellement insupportables à nos yeux qu’il ne pourrait être question de les imposer à d’autres.
Nous nous imaginons marcher sur la plage, comme sur un podium, et faisons comme si les autres baigneurs étaient des membres de la presse présents dans le seul but de scruter le moindre centimètre carré de notre silhouette !
Un vrai délire ! Dont la seule conséquence est de nous gâcher des moments précieux en nous empêchant de profiter de ce dont on rêve depuis des mois, un bel été, tout simplement. Et vous savez quoi ? Les autres n’y sont pour rien ! Nous nous gâchons ces bons moments tous seuls ! Et même s’ils nous regardent ? Ils nous auront, de toutes façons, oublié quelques minutes après. Alors, respirons, profitons, pensons à toutes les raisons pour lesquelles nous attendions ces vacances avec autant impatience. Et mettons nos angoisses et nos complexes de côté.
Ah ! et je dois vous avouer quelque chose. Je vous ai menti. Quand je vous ai dit : « l’été arrive ». Ce n’était pas vrai. Pas pour moi, en tout cas. Je vis sur une île. L’été, la mer, le soleil, je l’ai toute l’année. Douze mois par an. Je ne passe pas une semaine sans un bon bain de mer. Et j’ai réglé une fois pour toutes le problème du maillot .La plupart du temps, je choisis un maillot de compétition. Et les chairs bien compressées dans mon maillot Arena, je savoure le bonheur de ces moments-là. Je balaie les angoisses que, de toutes façons, j’éprouve de moins en moins. Moi, la mer, l’instant présent, c’est tout ce qui compte.
Mais bon, nos angoisses sont bénéfiques à l’industrie textile, alors il ne faudrait pas qu’on arrête toutes, subitement la recherche frénétique du maillot parfait !
Au fait, l’angoisse du maillot existe-t-elle aussi pour les hommes ?

Corine

Comment suis-je arrivée à l’écriture

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Je suis issue d’une famille de grands lecteurs avec, à la proue, mes parents, grands dévoreurs de livres, et mon père, amoureux et passionné de la langue française. Son empreinte dans ma vie est si forte, que j’avoue que je n’aurai osé rien publier de son vivant. Son niveau d’exigence aurait muselé mes velléités d’auteur. Et c’est d’ailleurs, en toute modestie que j’ose me lancer.

J’ai toujours aimé écrire. Enfant, à la moindre contrariété, au moindre chagrin, je saisissais l’un de mes cahiers d’écoliers, réceptacle de toutes mes frustrations et témoins de toutes les vengeances que je fomentais contre la personne responsable de ma souffrance!

Plus tard, adolescente, mon goût pour l’écriture se matérialisa par les longues lettres que j’écrivais à mes amis et à mon père, restés au Bénin, alors que j’étais venue en France poursuivre mes études et rejoindre mes frères qui y étaient déjà.

Les lettres adressées à mon père étaient alors lues et relues avant d’être expédiées, dénuées de ma spontanéité habituelle tant je traquais les fautes qu’elles pouvaient contenir.

Lorsque je l’avais au téléphone dans les jours qui suivaient la réception de ma lettre, le dialogue commençait invariablement par : « Bonjour Coco. J’ai bien reçu ta lettre. Elle est belle, mais comporte deux fautes : l’une dans le second paragraphe de la première page, l’autre, dans le troisième paragraphe de la troisième page. Fais plus attention, à l’avenir ! »

Et quand je retournais chaque été, au Bénin, il se désolait de mon vocabulaire de plus en plus appauvri depuis que je vivais en France  !

Enfin, jeune mariée, je repris la plume pour déverser encore une fois mes déceptions sur la vie de couple et l’arnaque qu’avaient été les contes de fées.

Puis, la vie et le quotidien ont pris le dessus, et, plus rien. En dehors des courriers administratifs, je n’ai plus écrit. Jusqu’à ce séminaire de motivation à Paris, le 14 février 2015 où une phrase du coach allait faire remonter à la surface cette amie d’enfance : l’écriture.

« Qu’aimez-vous faire » ? « Que savez-vous faire » « Quelle est votre spécialité » ? Nous savons tous faire quelque chose » ! Et là, je suis partie d’un fou rire ! mais d’un fou rire ! Elle est bien bonne celle-là ! Je savais de quoi j’étais la spécialiste ! Les régimes, je les connaissais presque tous et je les avais bien entendu testé et (dés)approuvé ! ! Ah, ça, j’en connais un bout dessus !

Puis, je n’y ai plus pensé, jusqu’au matin, à quatre du matin, où je me suis réveillée avec l’idée d’un blog sur les femmes rondes, puis l’idée d’un article pour le blog. Je me suis alors levée et j’ai saisi le premier cahier sur la table, un stylo, puis j’ai commencé la rédaction de cet article, trop long pour un article, et qui se mua en ce livre : « 15 kilos », mon premier livre. Et depuis, je n’ai plus arrêté d’écrire…

Je suis donc très reconnaissante à ce coach qui a ramené à la vie cette ancienne passion, enfouie depuis longtemps.

Alors, merci coach ! Un an plus tard, je peux répondre à ta question :

Ce que j’aime faire ? Ecrire. Et ça me suffit pour m’emplir de joie.

Voilà ! Mon parcours commence avec cette conférence et cette interpellation qui a été le début d’une nouvelle période dans ma vie.

Je terminerai en vous remerciant. Ecrire pour soi, oui, pourquoi pas ? je l’ai fait, comme beaucoup d’entre nous, dans mon enfance. Aujourd’hui, l’écriture est pour moi une action de partage, et je suis reconnaissante de vous avoir comme partenaire.

Corine

 

Premiers mots

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Chères lectrices et chers lecteurs,

Tout d’abord, et quelle que soit la raison de votre présence sur ce blog, vous y êtes la bienvenue. Je me présente : Corine Dossa, Béninoise d’origine, Française de Nationalité, et Guadeloupéenne d’adoption.
Je suis née dans ce petit pays d’Afrique de l’ouest, le Bénin, (ex Dahomey), qu’on a longtemps surnommé le quartier latin de l’Afrique. Et pour cause ! Il suffit de s’y rendre, pour en comprendre la raison. Nul besoin d’aller à la recherche d’intellectuels. Un simple échange avec des étudiants, leurs enseignants, des lycéens ou même parfois, un simple quidam dans la rue, peut être l’occasion d’entendre un échantillon de la richesse et de langue française, livrée avec pertinence, enrobée de la saveur de l’accent béninois.
Je débute, avec ce livre, j’espère, un nouveau chapitre de ma vie . Celle-ci a été jalonnée de coups de cœur et de passions . Passion pour la danse, d’abord que j’ai beaucoup pratiqué, de mon adolescence et jusqu’à récemment : Danse moderne, modern Jazz, danse Africaine, rythmes et mouvements me portent littéralement. Mon prochain défi sera de me mettre au gwo ka, danse traditionnelle de la Guadeloupe. Passion pour la cuisine, ensuite .Après quelques années dans le secteur bancaire, j’ai profité de mon arrivée en Guadeloupe pour m’y livrer en ouvrant mon restaurant et, pendant 15 ans, j’ai , je crois, fait découvrir à de nombreux clients les délices de la cuisine Africaine , mêlées aux spécialités locales et parfois teintées d’une touche bretonne ! Eh, oui ! J’ai vécu 10 ans en Bretagne, une région chère à mon cœur , et en suis partie avec de beaux souvenirs , notamment culinaires.
Ce blog, je le voudrais comme un lieu d’échanges, de partages et de rencontres avec mes lecteurs. J’y présenterai mes livres, d’autres ouvrages qui m’inspirent et j’accueillerai avec plaisirs vos commentaires et suggestions.
Mon parcours de vie, assez singulier, m’amène aujourd’hui vers cette nouvelle passion, l’écriture, que j’embrasse avec bonheur.
J’espère vous offrir, à travers ces livres, un peu de ce que j’aime : de l’émotion, de la réflexion, des moments de détente.

Je vous dis donc : Bienvenue sur ce blog ! Faisons-le vivre et vibrer ensemble !

Au plaisir de vous lire !

Corine